Des experts révèlent comment avoir les meilleures chances de survie si une bombe nucléaire venait à frapper le Royaume-Uni
Des experts nucléaires ont expliqué comment augmenter ses chances de survie si une ogive nucléaire venait à frapper le Royaume-Uni.
Alors qu’il ne s’agissait autrefois que de paroles en l’air, les tensions mondiales croissantes signifient qu’il n’est pas totalement exclu que le pays soit attaqué.
Le conflit actuel entre Israël et l’Iran, dans lequel les États-Unis se sont récemment impliqués directement, a montré que l’Occident pourrait être impliqué, que cela nous plaise ou non.
Les représailles de l’Iran, qui a tiré des ogives sur les bases aériennes américaines au Moyen-Orient, n’ont pas été bien accueillies, et le président Trump a publiquement exprimé ses sentiments à l’égard de l’Iran et d’Israël pour avoir violé le cessez-le-feu convenu en l’espace de quelques heures.
Si l’on ajoute à cela la guerre en cours entre la Russie et l’Ukraine, on est en droit de s’inquiéter d’une éventuelle troisième guerre mondiale.

Le gouvernement a reconnu l’existence d’une troisième guerre mondiale (Getty Stock Image)
La menace d’une guerre nucléaire est une préoccupation réelle selon le gouvernement britannique, qui a mis en garde contre cette possibilité dans un document public récent.
Aujourd’hui, une organisation internationale non gouvernementale propose un guide détaillé sur la manière de survivre à une attaque nucléaire et sur ce qu’il convient de faire immédiatement après.
Ce guide, qui émane de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), donne également des conseils sur la manière de se préparer à l’avance à une attaque.
La CIPR espère que “ces informations n’auront jamais besoin d’être mises en pratique”, mais elle a fourni des “conseils scientifiquement étayés” qui pourraient sauver des vies.
Les 10 premières minutes
“Les dix premières minutes qui suivent une détonation sont parmi les plus importantes”, indique le guide.
En ce qui concerne le bombardement d’Hiroshima en août 1945, la CIPR explique qu’un homme nommé Eizo Nomura se trouvait dans le sous-sol d’un immeuble situé à seulement 170 mètres du point de détonation, mais qu’il a survécu et a vécu jusqu’en 1982 parce qu’il se trouvait si loin sous terre.
Cela souligne l’importance de trouver un abri et de se protéger contre tout danger.
Le guide explique que le meilleur moyen de se protéger et de protéger ses proches est de “se réfugier au centre d’un bâtiment ou dans un sous-sol”, en précisant qu’il faut “être à l’intérieur avant que les retombées n’arrivent”.
L’objectif est de “mettre le plus de matériel possible entre vous et les matières radioactives à l’extérieur”.
Le guide explique : “Après une détonation, vous aurez 10 minutes ou plus pour trouver un abri adéquat avant que les retombées n’arrivent”, ajoutant que les bâtiments les plus sûrs ont des murs en brique ou en béton.
Si un sous-sol, un bâtiment à plusieurs étages, un parking souterrain ou le métro sont accessibles, ils constituent des abris idéaux.

Une frappe nucléaire a une force suffisante pour décimer une ville entière (Getty/Historical)
24 heures
Après avoir passé les 10 premières minutes, il est important de savoir ce qu’il faut faire pendant les 24 heures suivantes.
Le guide conseille tout d’abord aux personnes qui pensent avoir été exposées à des retombées nucléaires de retirer plusieurs couches de vêtements et de chaussures, et de se laver la peau et les cheveux exposés.
Les animaux contaminés doivent être brossés et lavés dans une pièce séparée de celle où ils sont abrités.
Ils expliquent que la nourriture, les boissons et les médicaments qui se trouvent dans l’abri d’une personne ou dans un magasin peuvent être consommés en toute sécurité.
La CIPR conseille aux gens d’écouter les médias disponibles, même s’il s’agit de stations de radio AM/FM, pour obtenir des instructions actualisées de la part des autorités.
Heureusement, les dangers associés aux retombées nucléaires diminuent rapidement, car il est conseillé de rester à l’abri pendant les 12 à 24 heures qui suivent la détonation.
Mais le guide ajoute : “L’auto-évacuation est fortement déconseillée tant que les zones de retombées dangereuses n’ont pas été identifiées et que des itinéraires d’évacuation sûrs n’ont pas été établis.
Le guide précise en outre que les personnes ne doivent quitter leur abri que si les autorités le leur demandent ou si elles sont sous la menace immédiate de dangers tels qu’un incendie, l’effondrement d’un bâtiment ou des blessures mettant leur vie en danger.

La nourriture en conserve sera votre meilleure amie dans le refuge (Getty Stock Image)
Après 24 heures
À ce stade, les niveaux de rayonnement à l’extérieur auront beaucoup baissé, mais il est important de faire attention au temps passé à l’extérieur.
Il est conseillé de minimiser le temps d’exposition à l’extérieur et de maximiser le temps passé dans les endroits protégés de votre abri, en attendant d’autres instructions.
Les amis et les membres de la famille séparés doivent rester dans leurs propres abris, car aller les chercher à l’extérieur pourrait mettre d’autres personnes en danger.
La CIPR conseille également aux personnes de rationner leur nourriture et leur eau, car elles pourraient rester dans l’abri pendant plusieurs jours, tandis que tous les récipients provenant de l’extérieur devraient être lavés et nettoyés avant d’être utilisés.
En cas d’urgence, comme une blessure potentiellement mortelle, il est conseillé de couvrir les parties du corps ou les vêtements exposés avec une autre couche lorsqu’on sort, couche qui devra être jetée au retour.
En revanche, si les autorités donnent le feu vert à l’évacuation, il est conseillé d’emporter ses documents légaux, ses vêtements, ses médicaments, ses animaux de compagnie, son téléphone et son kit de survie.
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