Conditionnement musculaire pour soutenir votre plan de survie
Vous pouvez avoir un sac de survie bien rempli et un plan d’évacuation classique, mais vous n’êtes toujours pas préparé. Aucune de vos préparations n’aura d’importance si votre corps vous lâche au bout d’un kilomètre d’évacuation. La plupart des gens se concentrent uniquement sur les outils de survie et les tactiques d’évacuation et seuls quelques-uns prennent le temps de développer la force nécessaire pour utiliser ces outils lorsque cela compte. Un programme d’entraînement pour les préparateurs physiques comble cette lacune et vous aide à développer les capacités physiques pour accomplir les tâches essentielles à la survie.
La survie exige de la force physique et de l’endurance, et cet article contient des exercices qui vous aideront à acquérir ces deux qualités.
Entraînement à la marche pour de véritables itinéraires d’évacuation
Si votre plan d’évacuation prévoit des déplacements à pied, vous devez être physiquement prêt à marcher sur de longues distances. Lors d’un scénario réel, il se peut que vous ayez à couvrir plus de terrain que prévu, surtout si les routes sont bloquées ou si les véhicules ne sont pas une option. Marcher régulièrement permet d’acquérir l’endurance et la force articulaire nécessaires pour supporter ce type d’effort physique.
Commencez par des marches de trente minutes sur un terrain plat et stable plusieurs fois par semaine. Une fois que vous vous sentez à l’aise, commencez à marcher sur des surfaces irrégulières comme des chemins de gravier ou des sentiers en terre. Lorsque vous vous sentez à l’aise, ajoutez un sac à dos avec un peu d’équipement.
L’ajout de poids apprend à votre corps à marcher plus longtemps tout en portant une charge sur le dos, les genoux et les pieds. Si votre itinéraire d’évacuation comporte des collines ou des terrains accidentés, essayez de vous entraîner sur un terrain similaire. Portez le même sac et les mêmes chaussures que ceux que vous utiliserez en cas d’urgence. Cela vous aidera à comprendre comment votre corps réagit au poids et comment vous vous sentirez sur l’itinéraire dans des conditions réelles.
Développez votre force pour accomplir les tâches de survie
Dans une situation d’urgence réelle, il se peut que vous deviez porter des fournitures ou soulever des objets pour les dégager. Ces tâches nécessitent de la force dans les bras, les jambes et le tronc. Les exercices ci-dessous se concentrent sur les groupes musculaires dont vous aurez besoin dans les situations de survie.
- Les pompes font travailler les muscles de la poitrine, des épaules et des bras. Ce sont ces mêmes muscles que vous utiliserez pour pousser des objets lourds ou vous hisser. Si les pompes standard sont trop difficiles au début, utilisez un mur ou un comptoir et réduisez la hauteur au fur et à mesure.
- Les squats font travailler les muscles de vos jambes et de vos hanches dont vous aurez besoin pour soulever des objets lourds du sol ou pour marcher sur des surfaces inégales. Commencez par des accroupissements au poids du corps. Pour augmenter la charge, tenez un objet lourd, comme un sac à dos ou un récipient d’eau, devant votre poitrine pendant que vous vous accroupissez.
- Les planches font travailler votre tronc, qui comprend les muscles autour de votre estomac, de votre dos et de vos flancs. Un tronc solide permet à votre corps de rester stable lorsque vous rampez, que vous vous étirez ou que vous grimpez. Essayez de tenir une planche pendant 20 secondes et continuez ainsi.
Développez un cardio qui vous porte à bout de bras
Certaines situations d’urgence peuvent vous obliger à vous déplacer plus vite qu’une simple marche pour vous mettre à l’abri. Il peut s’agir de courir pour éviter le danger ou pour atteindre un abri avant que les conditions ne s’aggravent. Pour vous préparer à ces situations, vous devrez acquérir progressivement de la vitesse et de l’endurance.
Commencez par ajouter de courts sprints à votre routine de marche. Courez pendant 20 secondes, puis marchez pour récupérer. Répétez l’exercice pendant quelques séries. Les sprints courts vous aident à développer votre capacité à gérer les mouvements soudains. Au fur et à mesure que votre respiration et vos articulations s’adaptent, augmentez la durée de votre sprint et réduisez votre temps de récupération. Par exemple, passez à des sprints de 30 secondes avec 60 secondes de marche entre les séries, puis passez à des sprints de 45 secondes avec des marches de récupération de 30 secondes.
En outre, le jogging vous permet de couvrir une plus grande distance sans vous épuiser trop rapidement. Il contribue également à renforcer le cœur et les poumons, ce qui permet de rester actif plus facilement pendant une période prolongée. Essayez de faire une petite boucle deux ou trois fois par semaine. L’objectif n’est pas de devenir le coureur le plus rapide, mais d’acquérir l’endurance nécessaire pour continuer à bouger lorsque la situation l’exige.
Améliorer la souplesse pour éviter les blessures sur le terrain
La souplesse joue un rôle majeur dans la façon dont votre corps gère les mouvements quotidiens dans des environnements difficiles. En situation d’urgence, vous devrez peut-être ramper dans des espaces restreints ou vous contorsionner pour porter du matériel. Sans souplesse, ces mouvements peuvent entraîner des tensions dans les articulations et des raideurs musculaires qui finissent par provoquer des blessures.
Commencez par des étirements simples. Un toucher de pied debout étire les ischio-jambiers et le bas du dos. Les fentes ouvrent les hanches, ce qui aide à grimper ou à s’accroupir. Les roulements d’épaules relâchent les tensions dues au port de sacs ou au balancement d’outils.
Il n’est pas nécessaire de consacrer beaucoup de temps à ces exercices. Une routine de cinq minutes à la fin de votre marche ou de votre séance de musculation suffit à améliorer l’amplitude des mouvements de votre corps.
Prepper Fitness : Êtes-vous physiquement prêt ?
La préparation de votre équipement est importante, mais votre corps doit également être prêt. Vous aurez besoin de votre force pour supporter la charge lorsque les conditions deviendront difficiles. Plus vous vous entraînerez pour répondre à ces exigences réelles, plus votre plan deviendra fiable. Le développement de la force prend du temps, mais chaque effort comptera le moment venu.
FAQs : La forme physique des préparateurs
- Qu’est-ce que l’entraînement physique ?
La préparation physique pour les préparateurs est axée sur le développement de la force et de l’endurance pour les situations de survie. - Ai-je besoin d’un équipement de sport pour m’entraîner à la survie ?
Non. La plupart des exercices de préparation à la survie peuvent être effectués au poids du corps ou avec un équipement de base. - Pourquoi la marche est-elle importante dans la préparation ?
La marche vous prépare à parcourir de longues distances lorsque les véhicules ne sont pas disponibles. - Quel doit être le poids de mon sac de survie pour l’entraînement ?
Commencez léger et augmentez progressivement. Visez 15 à 25 % de votre poids corporel. - Quels sont les exercices de musculation les plus importants ?
Les pompes, les flexions et les planches sont les mouvements de base sur lesquels vous vous appuierez. - À quelle fréquence dois-je m’entraîner pour être prêt à survivre ?
Entraînez-vous 3 à 5 fois par semaine en combinant des exercices de cardio, de musculation et de mobilité. - La course à pied est-elle nécessaire pour les préparateurs ?
Oui, des sprints ou des joggings courts vous aident à vous préparer à des mouvements rapides en cas d’urgence. - Pourquoi la souplesse fait-elle partie de la préparation physique ?
La souplesse permet d’éviter les blessures en rampant, en s’accroupissant ou en grimpant. - Les débutants peuvent-ils s’initier à la culture physique sans expérience ?
Oui. Commencez par de petits exercices et progressez lentement. La régularité est plus importante que l’intensité. - En quoi le conditionnement physique pour les preneurs d’otages contribue-t-il à mon plan de survie ?
Elle permet de s’assurer que l’on peut transporter du matériel, se mettre à l’abri et gérer le stress sous pression.
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