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Des infrastructures à bout de souffle : ponts, barrages et réseaux électriques qui ont fait leur temps – Survivopedia - Guide Survie

Des infrastructures à bout de souffle : ponts, barrages et réseaux électriques qui ont fait leur temps – Survivopedia

 Des infrastructures à bout de souffle : ponts, barrages et réseaux électriques qui ont fait leur temps – Survivopedia

De nombreuses situations d’urgence ne trouvent pas leur origine dans une attaque ennemie, un effondrement de l’ordre civil ou un événement dramatique relayé au journal télévisé du soir.

Parfois, elles commencent par un pont qui aurait dû être réparé il y a des années. Parfois, elles commencent par un barrage qui a été rafistolé, inspecté, faisant l’objet d’avertissements, puis ignoré. Parfois, elles commencent par un réseau électrique surchargé qui finit par être confronté à une vague de chaleur, une tempête, une cyberattaque ou une panne d’équipement inopportune.

La vie moderne dépend de systèmes auxquels la plupart des gens ne pensent que rarement.

Les routes acheminent la nourriture. Les ponts transportent les navetteurs, les ambulances, les bus scolaires et les camions-citernes. Les barrages retiennent l’eau qui peut balayer les terres basses en quelques minutes. Les lignes électriques assurent le fonctionnement du chauffage, de la climatisation, des pompes, des réfrigérateurs, des stations-service et des communications.

Lorsque ces systèmes tombent en panne, ceux qui en connaissaient déjà les points faibles ont un avantage.

Les infrastructures donnent généralement des signes avant-coureurs avant de céder

L’effondrement d’un pont ou la rupture d’un barrage peuvent sembler soudains, mais les signes avant-coureurs existaient souvent bien avant l’événement.

Il y a peut-être eu des rapports d’inspection. Des limites de poids. Des réparations d’urgence. Des fermetures de voies. Des risques d’inondation. Des fissures dans le béton. De l’érosion. Des coupures de courant répétées. Des pannes de transformateurs. Des avis de faire bouillir l’eau. Des reportages dans la presse locale. Des plaintes des riverains. Des réunions publiques auxquelles personne n’a assisté.

Un survivaliste devrait apprendre à considérer ces signalements comme des signaux précurseurs.

Vous n’avez pas besoin de devenir ingénieur. Vous devez en revanche savoir de quels réseaux dépend votre foyer et lesquels présentent déjà des signes de faiblesse.

Cela commence par être attentif à ce qui se passe au niveau local.

Les ponts déterminent vos itinéraires réels

La plupart des gens considèrent les routes comme des lignes sur une carte. Un survivaliste doit raisonner en termes de points d’étranglement.

Les ponts sont des points d’étranglement. Tout comme les tunnels, les viaducs, les passages à niveau, les gués, les cols de montagne et les grands carrefours. Si l’un d’entre eux est fermé, votre trajet habituel de dix minutes peut devenir impossible ou se transformer en un détour d’une heure.

Commencez par identifier les ponts que votre famille emprunte le plus souvent.

  • Quels ponts se trouvent entre votre domicile et votre lieu de travail ?
  • Lesquels vous séparent de l’école de vos enfants ?
  • Lesquels vous relient à l’hôpital ?
  • Lesquels sont importants pour votre itinéraire d’évacuation ?

Vérifiez ensuite si certains sont en travaux, soumis à des limitations de poids, fréquemment inondés, vétustes, étroits ou déjà connus pour être des points noirs.

Un pont fragile peut ne pas vous poser de problème un mardi ordinaire. Mais en cas de tempête, d’évacuation, d’incendie, de pénurie de carburant ou d’accident, ce même pont peut déterminer si vous parvenez à partir rapidement ou si vous restez coincé avec tout le monde.

Les barrages créent un risque caché en aval

On oublie facilement les barrages, car ils sont souvent hors de vue.

Pourtant, une famille vivant en aval d’un barrage devrait en être consciente. Une rupture de barrage, un déversement d’urgence ou un problème au niveau du déversoir peut très rapidement transformer une vallée tranquille en zone inondable.

La première étape est simple. Vérifiez s’il existe des barrages en amont de votre domicile, de votre lieu de travail, de votre école, de votre église ou de vos itinéraires habituels. Consultez les cartes des zones inondables si votre département ou votre région en met à disposition. Soyez attentif aux alertes locales concernant les fortes pluies, les niveaux des réservoirs, les dommages aux déversoirs, l’érosion ou les réparations d’urgence.

Si vous habitez en aval, votre plan d’évacuation doit tenir compte de la rapidité avec laquelle l’eau s’écoule.

Cela signifie connaître les terrains surélevés. Cela signifie savoir quelles routes sont les premières à être inondées. Cela signifie partir tôt lorsque les autorités signalent des problèmes de barrage ou des précipitations extrêmes. Cela signifie également préparer à l’avance un sac d’urgence, faire le plein de carburant, rassembler vos documents et vos provisions de base avant que la pluie ne commence à tomber.

Les eaux de crue se moquent bien de savoir à quel point vous aviez l’intention de vous préparer par la suite.

Le réseau électrique est un point faible quotidien

Le réseau électrique est l’un des plus grands points faibles de la vie moderne, car presque tous les autres systèmes en dépendent.

En cas de coupure de courant, les lumières s’éteignent en premier. Puis les réfrigérateurs se réchauffent. Les téléphones se déchargent. Les pompes à essence s’arrêtent. Les pompes de puits cessent de fonctionner. Les appareils médicaux deviennent une urgence. La climatisation et le chauffage disparaissent. Les magasins peuvent fermer. Les feux de signalisation tombent en panne. Les systèmes de sécurité et l’accès à Internet deviennent peu fiables.

Une brève coupure est un désagrément. Une coupure prolongée devient une épreuve pour les ménages.

Surveillez votre réseau électrique local comme vous surveilleriez un animal malade. Les coupures répétées, les baisses de tension, la surcharge estivale, les pannes dues aux tempêtes hivernales, les incendies de transformateurs, les alertes de coupures tournantes et les demandes des fournisseurs d’énergie visant à réduire la consommation sont autant de signaux.

Ils vous indiquent à quel point le système est fragile avant que la grande panne ne survienne.

Transformez les rapports en une carte des points faibles locaux

Lire les actualités sur les infrastructures n’est utile que si cela modifie votre planification.

Réalisez une carte simple des lieux dont dépend votre famille. Indiquez les ponts, les barrages, les zones inondables, les sous-stations électriques, les hôpitaux, les stations-service, les supermarchés, les passages à niveau, les carrefours importants et les routes souvent fermées en cas de tempête.

Indiquez ensuite vos itinéraires alternatifs.

Prévoyez un itinéraire pour vos déplacements habituels, un itinéraire de secours et un itinéraire de dernier recours que vous n’emprunteriez que si les deux premiers sont bloqués. Parcourez ces itinéraires en voiture avant d’en avoir besoin. Repérez les zones basses, les ponts étroits, les goulets d’étranglement, les zones sans réseau mobile et les endroits où un seul accident pourrait bloquer la circulation.

Une carte établie dans des conditions calmes vaut mieux qu’une estimation faite dans la précipitation.

La planification des évacuations doit tenir compte des infrastructures

De nombreuses familles affirment disposer d’un plan d’évacuation. Rares sont celles qui ont examiné de près si ce plan dépend d’infrastructures fragiles.

Si votre itinéraire emprunte le même pont fragile que tout le monde, celui-ci risque de vous faire défaut. Si votre itinéraire suit une vallée fluviale en aval d’un barrage, il peut devenir dangereux en cas de fortes pluies. Si votre itinéraire nécessite de faire le plein de carburant pendant une coupure d’électricité, il risque de ne pas fonctionner du tout.

Un plan d’évacuation plus solide apporte des réponses à des questions précises.

  • Où se trouvent les points d’engorgement ?
  • Quelles routes sont sujettes aux inondations ?
  • Quels ponts sont déjà fragiles ?
  • Où se trouvent les hauteurs ?
  • Quelle est la quantité de carburant actuellement dans le véhicule ?
  • Où pouvons-nous aller si la route principale est fermée ?
  • Qui devons-nous appeler si le réseau téléphonique fonctionne encore ?
  • Où devons-nous nous retrouver s’il ne fonctionne plus ?

Ces questions transforment une préparation vague en quelque chose d’utile.

L’alimentation de secours doit correspondre aux besoins réels

L’alimentation de secours est un autre domaine où les gens ont souvent tendance à acheter d’abord et à réfléchir ensuite.

Commencez par déterminer vos besoins réels. Avez-vous besoin de faire fonctionner un réfrigérateur ? Un congélateur ? Une pompe de puits ? Du matériel médical ? Un téléphone ? Une radio ? Une pompe de puisard ? Le chauffage ? Un petit ventilateur en été ?

Une fois que vous connaissez vos besoins, choisissez le système adapté.

Un petit parc de batteries peut alimenter les téléphones, l’éclairage et les radios. Un générateur solaire peut couvrir une utilisation domestique légère. Un générateur à carburant peut prendre en charge des charges plus importantes, mais il nécessite un fonctionnement en extérieur en toute sécurité, du carburant stocké, de l’huile, de l’entretien, des rallonges électriques et un commutateur de transfert s’il est raccordé aux circuits domestiques.

N’attendez pas une coupure de courant pour vous familiariser avec votre installation.

Testez-la. Étiquetez les câbles. Stockez le carburant en toute sécurité. Assurez-vous que les détecteurs de monoxyde de carbone fonctionnent correctement. Sachez ce que vous pouvez alimenter et ce que vous ne pouvez pas alimenter.

Entraînez-vous à vivre avec les pannes

La meilleure façon de comprendre notre dépendance vis-à-vis des infrastructures est de s’entraîner à s’en passer.

Passez une soirée sans utiliser le réseau électrique, sauf pour les véritables nécessités. Parcourez votre itinéraire de secours pour vous rendre au travail ou à l’église. Imaginez que la route principale soit coupée et observez ce qui change. Préparez un repas sans cuisinière électrique. Faites fonctionner votre générateur ou votre système de batteries en condition réelle. Vérifiez combien de temps dure votre réserve d’eau lorsque la pompe est hors service.

Ces petits tests permettent de mettre en évidence les points faibles avant qu’ils ne se transforment en situations d’urgence.

Ils contribuent également à apaiser la famille. Les enfants qui se sont entraînés à faire face à une coupure de courant ont moins peur lorsqu’elle survient. Les adultes qui connaissent l’itinéraire de secours ont les idées plus claires lorsque la circulation est paralysée.

Soyez attentifs aux signaux discrets

Les défaillances des infrastructures s’accompagnent souvent, dans un premier temps, de signaux discrets.

Un pont est réparé une nouvelle fois. Une route est inondée plus souvent. Un barrage fait l’actualité locale après de fortes pluies. Le courant vacille chaque fois que le temps se gâte. Un service public avertit ses clients de réduire leur consommation. Une sous-station tombe en panne deux fois en un an. Une route principale reste en travaux pendant des mois.

Aucun de ces signes ne doit susciter de panique.

Ils nécessitent toutefois qu’on y prête attention.

Un foyer bien préparé n’ignore pas les systèmes fragiles. Il les étudie, s’organise en fonction d’eux et se dote d’une marge de manœuvre suffisante pour éviter d’en subir les conséquences.

La famille préparée voit les piliers de soutien

La vie moderne cache ses piliers de soutien. Les ponts, les barrages, les routes, les sous-stations, les canalisations, les transformateurs et les réseaux de distribution de carburant restent généralement en arrière-plan.

Puis, un jour, ils se retrouvent au cœur de la crise.

Un survivaliste avisé repère l’emplacement de ces piliers avant qu’ils ne cèdent. Il consulte les bulletins locaux. Il surveille les fermetures. Il étudie les risques d’inondation. Il trace des itinéraires alternatifs. Il met en place une alimentation électrique de secours en fonction des besoins réels. Il garde à portée de main du carburant, de l’eau, de la nourriture, des documents et des plans de communication, afin d’être prêt à partir rapidement.

On ne peut pas réparer chaque pont fragile ou chaque réseau défaillant.

On peut cesser de prétendre que ce sont les problèmes de quelqu’un d’autre.

Lorsque les infrastructures qui vous entourent vieillissent, sont mises à rude épreuve et auraient dû faire l’objet d’une attention depuis longtemps, votre famille a besoin de sa propre marge de manœuvre. Cette marge peut faire la différence entre partir sereinement et se retrouver piégé par une défaillance que tout le monde a ignorée.


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