Conseils et équipement indispensables pour survivre dans la jungle, par une productrice professionnelle
De « Naked and Afraid » à « Dual Survival », Rachel Maguire, productrice de télévision chevronnée, a tout vu. Voici les objets étonnamment simples sur lesquels elle compte dans les jungles les plus dangereuses du monde.
L’auteure pose aux Philippines, équipée de ses protège-jambes anti-serpents (Photo : Rachel Maguire)
Publié le 3 avril 2026 à 03 h 24
J’ai passé 25 ans à travailler comme productrice de certaines des émissions d’aventure et de survie les plus populaires, telles que Naked and Afraid, Dual Survival, et Digging for the Truth. Mon métier m’a amené à parcourir la brousse africaine, à braver le soleil de plomb du désert et à affronter la pluie et l’humidité de la jungle. De tous ces environnements, c’est la jungle qui m’a le plus rendu humble, d’une manière que je n’aurais jamais crue possible. Survivre dans un écosystème aussi hostile n’est pas à la portée des faibles, mais avec les bons outils, cela devient beaucoup plus supportable. Voici la liste des indispensables que j’ai établie au fil des années.
Un poncho de type militaire
Chaque fois que je m’aventure dans la forêt tropicale, il y a un article dont je ne peux absolument pas me passer : un poncho de pluie de type militaire. J’ai acheté le mien dans un magasin de surplus de l’armée et de la marine. Il surpasse n’importe quelle veste en Gore-Tex sophistiquée disponible sur le marché et peut durer des décennies. Il offre une excellente protection jusqu’aux mollets, repousse l’eau, résiste à la moisissure et permet de recouvrir des vêtements volumineux ou un sac à dos. Il est également bien moins cher qu’un manteau haut de gamme.

Sèche-bottes portables
S’il est important de garder la peau et les cheveux au sec, il ne faut surtout pas négliger une partie de votre corps : vos pieds. À moins de porter des galoches (qui sont chaudes et peu adaptées à la randonnée), vos chaussures de marche et vos chaussettes finiront par être mouillées. Lors d’une de mes premières sorties, j’ai marché pendant huit heures en Dominique. De retour à l’hôtel, en regardant mes pieds tout fripés, j’espérais ne pas avoir attrapé le pied des tranchées, et j’ai compris qu’il me fallait un équipement supplémentaire. Même si j’ai toujours une deuxième paire de chaussures, je dispose désormais également de sèche-chaussures de la gamme DryGuy Travel Dry, ce qui me permet de ne jamais me retrouver sans chaussures sèches.

Un outil multifonctions fiable
J’ai toujours un couteau de poche ou un outil multifonctions sur moi. J’utilise le Leatherman Wave car il comporte de nombreux outils, dont une pince. Mon couteau Swiss Army est le Spartan, qui est basique, mais contrairement au Leatherman, il est équipé d’un tire-bouchon. En avoir deux, c’est peut-être un peu exagéré, mais j’adore cette diversité.

Une bonne attitude
Une fois, en Équateur, je travaillais depuis des jours sous des pluies torrentielles, les insectes pullulaient sur mon corps et j’ai été piquée par une fourmi-balle, ce qui est incroyablement douloureux. Je me suis tournée vers un ami et je lui ai dit : « Cette jungle m’épuise. » Nous étions d’accord pour dire que rester positif et accepter les moments difficiles est le véritable secret de la survie.
Le DEET
Abeilles suceuses, moustiques, guêpes… Vous n’avez qu’à nommer un insecte, la jungle en regorge, c’est pourquoi j’utilise du DEET à forte concentration. Son utilisation est controversée en raison de sa toxicité, mais je le trouve indispensable, et une petite quantité suffit largement. Parfois, j’ai l’impression que les insectes en raffolent.

Un sac à dos avec poche à eau
Lorsque vous randonnez dans une végétation dense parsemée de lianes piégeuses, vous voulez avoir les mains libres, mais vous devez également vous hydrater. Je recommande donc un sac à dos équipé d’une poche à eau. Je préfère le Raptor 14 d’Osprey. Il est adapté à ma taille et peut contenir 2,5 litres d’eau, mais la marque propose un large choix de modèles.

Gants imperméables
Il m’est arrivé plus d’une fois de poser la main sur une branche et de me blesser avec une épine, ou encore d’être piqué par des fourmis. J’ai constaté que les gants en caoutchouc de qualité industrielle constituent la meilleure protection pour vos mains. Ils sont plus épais que les gants de vaisselle et résistent mieux à l’eau que les modèles en tissu. Vous pouvez vous les procurer dans une quincaillerie ou dans un magasin spécialisé dans la navigation ou la pêche.
J’ai acheté les miens sur place, mais on trouve des modèles très similaires dans des magasins comme Home Depot.

Protections anti-serpents
Rien ne gâchera plus vite votre journée, voire votre vie, que d’être mordu par un boomslang, un fer-de-lance ou tout autre serpent venimeux qui se cache parmi les débris jonchant le sol de la jungle. Pour me protéger, je porte des protège-bottes anti-serpents. Il en existe différents types, mais j’utilise des plaques recouvertes de toile de la marque SnakeGuardz qui s’enroulent autour de mes mollets et de mes chevilles et sont dotées d’un rabat qui recouvre les lacets de mes bottes afin que les crocs d’un serpent ne s’y accrochent pas et ne continuent pas à injecter du venin.
Un bandana
Mon accessoire polyvalent préféré est le bandana. Il permet de se couvrir le nez et la bouche pour se protéger des insectes. Vous pouvez le porter pendant une randonnée pour vous protéger des égratignures au visage causées par les branches, il peut vous empêcher d’inhaler les toiles d’araignées qui jonchent les arbres, et il peut également être imbibé d’eau froide et placé autour de votre cou pour faire baisser votre température corporelle.

Gold Bond
L’un des secrets les mieux gardés pour survivre dans la jungle se trouve dans n’importe quelle pharmacie. La poudre Gold Bond est idéale pour vos pieds et votre corps dans un environnement humide. Saupoudrez-en à l’intérieur de votre chemise et dans vos bottes. Elle aide à absorber l’humidité, vous garde au frais et peut apaiser les irritations cutanées. Je m’en suis également servi pour éliminer les punaises de lit en Amazonie.

Une bougie à la citronnelle
La plupart des hébergements où j’ai séjourné dans la jungle ne disposent pas de moustiquaires sur toute la surface ni de murs, je partage donc généralement mon espace avec des insectes. Ça fait partie du jeu. Pour éloigner ces invités indésirables, je voyage avec le « Mosquito Buster » de Just Makes Scents.
L’appréciation de l’absurde
Il y a des moments où l’on a du mal à croire que ce qui se passe est bien réel. Je me souviens d’une fois où je travaillais dans la jungle en Équateur : l’humidité était à son comble, le ciel s’est ouvert et une guêpe était en train de mordre l’oreille de mon collègue, faisant couler du sang le long de son cou. Et comme si cela ne suffisait pas, j’ai failli me casser le cou en glissant dans de la boue de six pouces de profondeur, mais j’ai réussi à freiner ma chute en m’agrippant à une branche d’arbre infestée d’insectes. Savoir apprécier ces moments et en rire rend la jungle plus supportable.
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