Notice: La fonction _load_textdomain_just_in_time a été appelée de façon incorrecte. Le chargement de la traduction pour le domaine digiqole a été déclenché trop tôt. Cela indique généralement que du code dans l’extension ou le thème s’exécute trop tôt. Les traductions doivent être chargées au moment de l’action init ou plus tard. Veuillez lire Débogage dans WordPress (en) pour plus d’informations. (Ce message a été ajouté à la version 6.7.0.) in /home/etsa7445/guidesurvie.com/wp-includes/functions.php on line 6131

Deprecated: La méthode de construction de la classe WP_Widget située dans EV_Widget_Entry_Views est obsolète depuis la version 4.3.0 ! Utilisez __construct() à la place. in /home/etsa7445/guidesurvie.com/wp-includes/functions.php on line 6131
La survie par la transformation : vers une sécurité adaptative - Guide Survie

La survie par la transformation : vers une sécurité adaptative

 La survie par la transformation : vers une sécurité adaptative

Depuis plus de 20 ans, je mène des recherches dans le domaine de la sécurité de l’information. Ces dernières années, comme beaucoup de mes collègues, je me suis de plus en plus souvent posé une question fondamentale : est-il possible, en principe, d’assurer la sécurité de systèmes socio-techniques complexes – entreprises, organisations et États – dans un monde où les règles du jeu changent plus vite que nous ne pouvons les appréhender ?

Pendant longtemps, le paradigme de la sécurité a été façonné par la logique des « remparts » : anticiper les risques, renforcer le périmètre, empêcher toute intrusion et repousser une attaque. Cette logique fonctionnait – ou, du moins, semblait suffisante – tant que le monde restait complexe, mais relativement prévisible. Le XXIe siècle a prouvé le contraire.

Une prise de conscience qui donne à réfléchir s’est imposée : il est impossible de se défendre contre tout. La résilience s’est donc imposée au cœur du débat – la capacité d’un système à restaurer ses fonctions critiques après une perturbation.

Pourtant, la résilience s’est elle aussi révélée insuffisante. Dans un environnement instable, le retour à un état antérieur devient souvent non pas une solution, mais une impasse. Si les conditions environnantes changent continuellement, la recherche de la stabilité peut commencer à miner le système lui-même.

C’est de cette prise de conscience – à la croisée de la théorie de la complexité, de la cybernétique, de la synergetique et de la théorie des systèmes adaptatifs – qu’est né le concept de transmorphance , l’idée centrale de notre article Sécurité adaptative : principes stratégiques pour les systèmes socio-techniques complexes. La transmorphance est la capacité des systèmes complexes à survivre et à se développer en s’adaptant au changement – en modifiant leur structure et leurs modes de fonctionnement – sans perdre leur identité.

Il ne s’agit pas de « résister à tout prix », mais de se transformer tout en restant soi-même. La sécurité, en ce sens, n’est pas un mur, mais une capacité de développement orienté.

Dans cet article, nous proposons un cadre comprenant six orientations stratégiques pour renforcer le potentiel d’adaptation : la gestion de l’entropie, la stimulation des dynamiques évolutives, l’élargissement de la base de ressources, le développement des capacités de transformation, le renforcement de la gouvernance autoréférentielle et l’optimisation de l’intégration intersystémique. Il ne s’agit pas d’une liste de mesures, mais d’une carte de principes grâce auxquels un système élargit sa capacité à se reconfigurer de manière légitime et maîtrisée.

Ce cadre est applicable à toutes les échelles – de la gouvernance stratégique de la sécurité nationale face aux menaces hybrides à la planification de la résilience à long terme des communautés locales. Plutôt que d’épuiser les ressources dans des prédictions de risques sans fin et le renforcement de « murs », nous suggérons d’investir dans la croissance du potentiel d’adaptation. Ce faisant, l’incertitude cesse d’être une simple menace et devient un vecteur de développement.

La conclusion principale est simple : dans un monde où l’incertitude est devenue la norme, la sécurité n’est pas la préservation des formes, ni un culte de la stabilité, ni la restauration du passé. C’est la capacité à évoluer sans se perdre.

À propos de l’auteur

Je suis chercheur en sécurité systémique et en durabilité, titulaire d’un doctorat en sciences techniques (sécurité de l’information). Je prépare actuellement un doctorat en sciences (DSc) à l’Institut Pukhov de modélisation en génie énergétique, à Kiev, en Ukraine. Mes intérêts académiques se situent à l’intersection de la théorie de la complexité, de la synergetique et de la cybernétique.

Parallèlement à mes activités universitaires, j’occupe le poste de directeur des technologies numériques et de la sécurité de l’information chez System Capital Management, l’une des plus grandes holdings financières et industrielles d’Ukraine. J’ai également fondé le Centre d’études et de recherche sur la sécurité, une initiative indépendante visant à promouvoir la recherche interdisciplinaire en sciences de la sécurité.

Photographie de Fedir Korobeynikov. Regardant l'appareil photo avec des étagères en arrière-plan.

Mes recherches visent à relier la rigueur de la recherche scientifique à la dynamique imprévisible des systèmes du monde réel. Une leçon pratique tirée de mon propre travail est que la science de la sécurité est, par nature, interdisciplinaire. Alors que le monde devient de plus en plus interconnecté, il vaut la peine d’apprendre à reconnaître des principes unificateurs là où d’autres ne voient que des fragments.

La publication dans Royal Society Open Science s’est avéré être un exemple de communication scientifique véritablement de grande qualité. Le processus éditorial a permis d’affiner des idées complexes pour un public plus large sans en diminuer la profondeur – un dialogue honnête et productif, axé sur la clarté et sur la valeur que la recherche peut offrir à ses lecteurs.


Lisez l’article complet pour en savoir plus. Rendez-vous sur le site web de la revue pour plus d’informations sur la manière de soumettre vos propres travaux, et pour plus d’informations sur la section Science, société et politique .


Source de l’article

A découvrir